Trogon d'Amazonie
Trogon ramonianus - Amazonian Trogon
Identification
Le Trogon d'Amazonie appelé Trogon ramonianus de son nom scientifique, a été découvert par deux ornithologues français : Emile Deville (1824-1853) et Marc Athanase Parfait Oeillet Des Murs (1804-1878) en 1849. En latin ramus est une branche et en vieux français, ramon signifie balai. Ont-ils voulu faire référence au fait que notre Trogon d'Amazonie est pratiquement toujours vu sur une branche en agitant sa queue et balayant l'air ? Trogon ramonianus était à la base une ssp du Trogon violacé, c'est en 2010 que la SACC (South American Classification Committee) l'a élevé au rang d'espèce, en regroupant deux anciennes ssp du Trogon violacé, ramonianus et crissalis. Il a donc toutes les caractéristiques du Trogon violacé, la taille de 23 à 25 cm et les coloris diffèrent peu, gorge et parotique noires, calotte et nuque bleu violacé, bec bleu pâle, cercle orbital jaune à l'iris marron foncé. La poitrine est plus bleue que bleu violacé comme chez violaceus, avec une ligne blanche à peine distincte entre la poitrine et le ventre jaune. Une des marques différenciantes avec le Trogon violacé est l'absence de vermiculures sur les couvertures qui sont grises, le manteau et le dos ont des nuances probablement plus bleu-turquoise que vert, mais la lumière peut fausser l'estimation des couleurs. La femelle ne se différencie pas vraiment de la femelle Trogon violacé, tête grise avec un bec bleu pâle dont le culmen est marqué de noir, l'œil est entouré de deux demi-cercles blancs en avant et en arrière, poitrine, scapulaires, manteau et dos gris, les couvertures présentent des vermiculures horizontales nettes noires et blanches. Les trois paires de rectrices inférieures blanches montrent en leur centre des marques noires en forme de flèches dont les pointes sont tournées vers le sol, les parties extérieures étant rayées de traits horizontaux noirs.
Indications subspécifiques 2 sous-espèces
- Trogon ramonianus ramonianus (w Amazonia)
- Trogon ramonianus crissalis (ec Amazonian Brazil. between the Madeira and the Tapajós Rivers.)
Noms étrangers
- Amazonian Trogon,
- Trogón Amazónico,
- surucuá-pequeno,
- Amazonastrogon,
- Amazonetrogon,
- amazontrogon,
- Amazontrogon,
- trogón pralesný,
- Amazontrogon,
- amazoniantrogoni,
- trogon amazoński,
- Амазонский трогон,
- アマゾンキヌバネドリ,
- 亚马逊咬鹃,
- amazontrogon,
- 亞馬遜美洲咬鵑,
Voix chant et cris
Le même chant que le Trogon violacé, un "kyu-kyu-kyu" répété une dizaine de fois. Cri d'alerte du même type : "krr-krr-kwarhh-rr-rr-rr". A l'est de l'Équateur son chant s'assimile à un"cadow-cadow-cadow".
Habitat
La forêt primaire tropicale est son domaine, et en premier lieu la forêt amazonienne. Vu la très grande aire de répartition du Trogon d'Amazonie, on peut penser que Trogon ramonianus préfère la canopée à des hauteurs d'une vingtaine de mètres. On le trouvera dans la Terra firme en Amazonie, à proximité des mangroves.
Alimentationmode et régime
Le régime classique de tous les trogons, frugivore et insectivore. Il peut chasser, en vol ou à l'affût sur une branche, coléoptères, fourmis, termites, chenilles, guêpes, son régime devenant totalement insectivore en période de nourrissage des oisillons.
Reproduction nidification
Peu d'information. Le nid est creusé dans une excavation d'un arbre mort, un vieux nid de guêpes ou une ancienne termitière arboricole. Le manque de renseignements, peut-être dû à la difficulté de son observation au sein de la forêt tropicale, ne permet que des rapprochements avec le Trogon violacé : deux à trois œufs couvés pendant 17 jours. On ne sait rien sur l'élevage des jeunes et leur envol.
Distribution
Compte tenu de son nom, il est bien sûr résident essentiellement en Amazonie brésilienne mais aussi dans toutes les parties amazoniennes du Pérou, de la Colombie, de l'Equateur, au nord de la Bolivie. Il est très difficile d'isoler une aire de distribution stricte, Birdlife donnant une zone immense où les frontières entre le Trogon violacé jouxtent la zone de résidence du Trogon d'Amazonie, les hybridations sur les zones de rencontre sont probables.
Menaces - protection
Statut de conservation IUCN
mineure
à l'état sauvage
menacé
évalué
LC, ne présente pas de préoccupations particulières, si ce n'est la déforestation inflationniste de l'Amazonie. Enfin, on peut se demander pourquoi élever au rang d'espèce une sous-espèce qui présente aussi peu de différences avec l'espèce nominale Trogon violacé ? Des considérations génétiques et des différences de vocalisations semblent en être les raisons.
Références utilisées
- A Natural history of the Trogonidae, Joseph M.Forshaw Albert Earl Gilbert
- Vol. 6 - Handbook of the Birds of the World, Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal
- xeno-canto, Sharing bird sounds from around the world,
- Avibase, Lepage Denis
- BirdLife International, BirdLife International
- Neotropical Birds Online,
- Planet of Birds,
- Wikipédia, Wikipedia, The Free Encyclopedia
- Birds of the World, The Cornell Lab of Ornithology
- IOC World Bird List (v15.1), Gill, F and D Donsker (Eds). 2025-12-07.
Autres références utiles
Fiche créée le
14/08/2013 par Anne et Gabriel Leboff avec la participation de Régine Le Courtois Nivart
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