Oriole d'Hispaniola Oriole à capuchon

Icterus dominicensis - Hispaniolan Oriole

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Ictéridés

  • Genre
    :

    Icterus

  • Espèce
    :

    dominicensis

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 22 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 33 à 40 g
Longévité

11 ans

Distribution

Distribution

Identification

L'Oriole d'Hispaniola correspond à l'ancienne sous-espèce nominale de l'Oriole à capuchon, qui a été scindée en plusieurs espèces différentes. L'adulte mâle a un bec noir, avec une tache gris-bleu à la base de la mandibule inférieure. Les yeux sont brun foncé. La tête et le corps sont noirs hormis le ventre, les cuisses et les sous-caudales qui sont jaunes. Sur le dessus, le bas du dos, le croupion et les sus-caudales sont également jaunes. Les plus longues couvertures du dessus et du dessous de la queue sont terminées de noir. Le jaune du bas de la poitrine présente une nuance de châtain au contact avec le noir du haut de la poitrine. Les ailes sont noires avec une large bande jaune au niveau des petites et des moyennes couvertures, formant une épaulette. Les filets des ailes sont jaunes. La longue queue graduée est noire et sans marque. Les pattes et les pieds sont gris-bleu.

Les femelles sont très variables en apparence. Certaines ressemblent beaucoup aux mâles alors que d'autres sont bien plus ternes. Les oiseaux du sud ont tendance à présenter un plumage assez semblable, ceux du nord sont différents, alors que ceux qui résident entre les deux ont un plumage intermédiaire. Les femelles au plumage terne affichent un dessus olive, avec une nuance jaunâtre sur la nuque et le croupion et parfois quelques mouchetures sombres sur les scapulaires. La face, comprenant les lores, le front, les couvertures auriculaires et la gorge, est noire. Le reste du dessous est jaune. Comme chez le mâle, les ailes et la queue sont noires. Les épaulettes sont jaunes ou noires avec des pointes jaunes. En général, la couleur de base des ailes est brun noirâtre terne plutôt que noir de jais comme chez le mâle. Les parties nues sont semblables à celles du mâle. Les femelles qui ont une apparence proche de celle du mâle ont un dos noir parfois liseré d'olive. Certaines d'entre elles ont un aspect éclatant. Elles ont des scapulaires jaune uni qui contrastent avec des ailes particulièrement noires. Chez elles, la nuque est l'endroit le plus éloigné sur le dos à présenter un peu d'olive.

Les immatures des deux sexes sont semblables aux femelles adultes. Chez les jeunes mâles, le noir de la tête est toutefois plus étendu, notamment chez les individus les plus âgés. Les jeunes femelles ont une queue couleur olive.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Hispaniolan Oriole,
  • Turpial de La Española,
  • corrupião-haitiano,
  • Hispaniolatrupial,
  • antillai trupiál,
  • Hispaniolatroepiaal,
  • Oriolo delle Grandi Antille,
  • hispaniolatrupial,
  • Tainotrupial,
  • trupiál žltokrídly,
  • trupiál karibský,
  • Orangebuget Trupial,
  • hispaniolanturpiaali,
  • turpial de la Hispaniola,
  • kacyk haitański,
  • Антильский цветной трупиал,
  • ヒスパニオラムクドリモドキ,
  • 海地拟鹂,
  • hispaniolatrupial,
  • 安地列斯黑頂擬黃鸝,

Voix chant et cris

Bien qu'on manque d'informations détaillées, les chants des oiseaux insulaires autrefois regroupés au sein de l'espèce sont tous assez différents. L'Oriole d'Hispaniola, que l'on trouve en République Dominicaine émet un sifflement clair et assez plaisant qui n'a cependant pas le caractère mélodieux du chant des autres oiseaux des Caraïbes. L'Oriole des Bahamas produit une série de 7 ou 8 sifflements doux. L'Oriole de Porto Rico délivre des sifflements aigus durant jusqu'à deux secondes. Ces derniers sont semblables à ceux de l'Oriole de Cuba, bien que délivrés à une fréquence plus haute et avec un tempo plus lent. Le chant des oiseaux continentaux d'Amérique Centrale (Oriole monacal) est un gazouillement grinçant ou doux qui porte à faible distance.

Habitat

Ce paragraphe comme le précédent traite des différentes espèces issues de l'Oriole à capuchon. L'Oriole d'Hispaniola, que l'on trouve en République Dominicaine et en Haïti, est présent dans un assez large éventail de zones boisées. Cependant, en République Dominicaine, il évite les forêts de pins situées sur les hauteurs. L'Oriole de Porto Rico fréquentent les forêts ouvertes et les lisières des zones boisées où il montre une préférence certaine pour les palmiers. A l'écart de la côte, on les trouve souvent dans les plantations de citronniers et de café. L'Oriole des Bahamas a également une préférence assez nette pour les palmiers. L'implantation de ces arbres dans le voisinage des résidences a permis à cet oriole de coloniser les zones urbanisées. L'Oriole de Cuba recherche couramment sa nourriture dans les érythrines corail qui ont été plantés pour servir de haies de protection. Il manifeste son intérêt pour une grande diversité d'habitats qui vont des jardins et des plantations jusqu'aux forêts denses. L'Oriole monacal, que l'on trouve en Amérique Centrale, affiche les mêmes préférences : zones boisées ouvertes, plantations de bananiers, et surtout palmiers. Dans les régions forestières, ils s'installent à proximité des rivières.

Les différentes espèces issues de l'Oriole à capuchon sont endémiques de l'Amérique Centrale et des Caraïbes, où ils constituent dorénavant cinq espèces. L'Oriole d'Hispaniola (Icterus dominicensis) est installé à Hispaniola, aussi bien à Haïti qu'en République Dominicaine mais aussi dans l'île de Gonâve et de la Tortue. L'Oriole de Porto-Rico (Icterus portoricensis), comme son nom l'indique, vit à Porto Rico et n'est guère différente du précédent. L'Oriole monacal (Icterus prosthemelas) vit en Amerique Centrale, au Mexique et sur le versant Caraïbe au Costa Rica et au Panama. L'Oriole des Bahamas (Icterus northropi) occupe les îles Andros et Abaco, aux Bahamas. L'Oriole de Cuba (Icterus melanopsis) est présent dans tout Cuba et dans l'île des Pins.

Comportement traits de caractère

Bien qu'ils ne soient pas particulièrement timides, les Orioles d'Hispaniola recherchent leur nourriture dans les feuillages épais. De plus, ils se perchent à une grande hauteur à la cime des arbres, en particulier des palmiers, ces deux facteurs rendant parfois leur observation difficile. En Haïti, ils forment de larges bandes pouvant contenir une cinquantaine d'individus. Dans les arbres, ils se laissent souvent pendre la tête en bas pour attraper leur nourriture ou saisir les insectes qui circulent sur le dessous des feuilles. Après la nidification, on assiste à la formation de groupes familiaux à l'intérieur desquels les jeunes trouvent leur place. Pendant la saison de reproduction, des jeunes en plumage immature assistent parfois les adultes nicheurs. Les orioles d'Hispaniola sont sédentaires. Pas de mouvements locaux ni de vagabondages en dehors de la saison des nids.

Alimentationmode et régime

Oriole d'Hispaniola
adulte

Les couples recherchent leur nourriture de concert, glanant dans les feuilles, mangeant des fruits et visitant les plus grandes fleurs. Une espèce proche, l'Oriole de Cuba, est réputée pour pratiquer des perforations à la base des fleurs pour en prélever le nectar, en particulier dans les érythrines, les hibiscus, les bananiers, les agaves et les citronniers. les orioles consomment également des fruits sucrés tels que les bananes et les anones (anona squamosa). Ils capturent aussi des insectes.

Reproduction nidification

Ici aussi on traite des différentes espèces autrefois regroupées sous le vocable d'Oriole à capuchon. Les nids sont très souvent placés dans les palmiers, les cocotiers ou les bananiers. L'Oriole d'Hispaniola niche habituellement entre avril et juillet, mais la période de nidification peut être plus étendue. La reproduction de l'Oriole de Porto-Rico s'étale pendant toute l'année, avec une période de pointe de mars à juin. L'Oriole des Bahamas dépose ses œufs surtout de mai à juin, alors que l'Oriole de Cuba commence dès le mois de février et poursuit son activité jusqu'en juin. Les oiseaux d'Amérique Centrale, maintenant appelé Oriole monacal, nichent de mars à juin et possèdent des mœurs reproductives assez semblables à celles des orioles insulaires. Le nid est un long panier suspendu, fabriqué avec des lanières fibreuses et garni principalement avec des feuilles de palmiers. La plupart du temps il est cousu sur la face inférieure d'une feuille de palmier et possède deux points d'attache principaux. Toutefois, il peut être également arrimé à l'extrémité ligneuse d'une branche d'arbre.

Les deux partenaires participent à la construction du nid. La ponte comprend en général trois œufs, de couleur blanche, sans marques et avec une légère teinte bleue. Les œufs des Orioles de Porto Rico sont un peu différents : blanchâtres avec une nuance verte ou chocolat et des points noirâtres ou bruns. Ceux de l'Oriole d'Hispaniola ont des pointillés roussâtres. Ceux de l'Oriole de Cuba sont blanc verdâtre avec des taches lilas-gris, des gribouillages olive sur la partie la plus large. Les orioles qui vivent dans les Caraïbes sont fréquemment parasités par les Vachers luisants. A Porto Rico, les nids proches du littoral contiennent de nombreux œufs de vachers. Le phénomène est moins important à l'intérieur des terres. Les orioles anciennement regroupé sous le nom d'Oriole à capuchon constituent des hôtes de premier choix pour les vachers et le taux de réussite est particulièrement important (plus de trois jeunes vachers à l'envol par nid).

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Oriole d'HispaniolaFiche créée le 09/06/2007 par
© 1996-2026 Oiseaux.net