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Colibri à oreilles blanches Saphir à oreilles blanches
Basilinna leucotis - White-eared Hummingbird
Identification
Chez le mâle de la sous-espèce nominale, le bec est étroit, rouge et pointé de noir. Le front bleu-violet étincelant est démarqué par une ligne post-oculaire blanche, les couvertures auriculaires sont noires. Les parties supérieures vertes se terminent par un bas du dos noir et des sous-caudales rousses.
Le menton a la même couleur que le front, la bavette est vert-turquoise irisé. Le reste du dessous est vert grisâtre. La queue est légèrement recourbée. Les rectrices centrales sont entièrement vertes, les rectrices externes ont des liserés verts.
La femelle a un bec rectiligne, un maxillaire noir, une mandibule rouge avec une pointe sombre. Le trait oculaire forme une rayure, les parotiques noirs tranchent avec la calotte brune. Le reste du dessus est vert excepté le bas-ventre et les sous-caudales qui sont bordés de roux. La gorge blanche contraste avec le dessous moucheté de vert. Les rectrices ont des bordures brunes et des pointes ivoire.
Le juvénile ressemble à la femelle.
Chez les sous-espèces, le dessous est moins vert. La queue présente sensiblement les mêmes motifs.
Le Colibri à oreilles blanches et le Colibri de Xantus, que l'on trouve en Basse Californie, forment une super-espèce dont les éléments sont à peine distinguables.
Indications subspécifiques 3 sous-espèces
- Basilinna leucotis leucotis (c and s Mexico, Guatemala)
- Basilinna leucotis borealis (se Arizona. USA. , n Mexico)
- Basilinna leucotis pygmaea (El Salvador, Honduras and Nicaragua)
Noms étrangers
- White-eared Hummingbird,
- Colibrí orejiblanco,
- colibri-d'orelhas-brancas,
- Purpurstirn-Saphirkolibri,
- Witoorsaffierkolibrie,
- Colibrì guancebianche,
- vitörad kolibri,
- Hvitørekolibri,
- kolibrík borinový,
- kolibřík bělouchý,
- Hvidøret Safir,
- juovasafiirikolibri,
- colibrí d'orelles blanques,
- szafirczyk białouchy,
- baltausu kolibri,
- Белоухий колибри,
- ミミジロサファイアハチドリ,
- 白耳蜂鸟,
- 白耳紅嘴蜂鳥,
Voix chant et cris
Habitat
Dans l'extrême nord du Mexique et aux États-Unis, le Colibri à oreilles blanches vit surtout dans les canyons, au Mexique il réside surtout dans les forêts tempérées de 1 170 à 3 000 mètres dans les biotopes qui sont les plus favorables à la nidification. Dans la partie centrale du Mexique, il réside dans les forêts mixtes de pins et de chênes. C'est d'ailleurs là qu'il est le plus répandu. Au Salvador, le Colibri à oreilles blanches vit de 1 200 à 2 400 m, plus au sud il intègre les forêts de pins et les lisières des forêts de nuages et les clairières.
Peu d'informations sont disponibles sur l'habitat de cette espèce au nord du Rio-Grande, car elle vit très rarement aux États-Unis.
Toutefois, hors du Mexique, la reproduction intervient à d'autres mois de l'année, tels que les mois du printemps dans la Colima, et l'hiver dans les hauts massifs du Guatemala.
Donc, l'extension de la saison de reproduction dépend grandement des variations régionales de cet oiseau.
Dans le voisinage du district fédéral de Mexico City, il y a une grand proportion de montagnes dans lesquelles cet oiseau migre de façon altitudinale et selon le climat.
Bien que cette espèce soit capable de bouger à tous les mois de l'année, lors de la saison sèche il y a une absence flexible de végétaux qui sont habituellement nécessaires pour la construction des nids. Par conséquent, les différences entre les nidifications permanentes et les couvaisons périodiques sont assez notables.
En cas de différence thermique entre le mois d'octobre et celui de décembre, les Saphirs à oreillons blancs conservent la même aire hivernale et restent dans les hautes montagnes jusqu'à mai.
Il y a donc une certaine variation entre les populations sédentaires et celles qui sont partiellement migratoires.
Comportement traits de caractère
La femelle seule est responsable de la construction du nid. Certains sont distants de 12 mètres, d'autres sont séparés de 30 à 35 mètres les uns des autres.
Ils ont 50 mm de diamètre et 25 mm de profondeur. Selon la taille, la construction requiert de 20 à 70 jours, ce qui implique que cette espèce peut être qualifiée d'oiseau à reproduction lente. Plusieurs femelles collaborent parfois pour hiverner dans un tel nid. Les nids de construction ancienne qui reçoivent une restauration rapide sont terminés en 16 jours au maximum. Les nids entièrement neufs demandent parfois plus de 50 jours.Au Mexique, les oisillons de certains nids prennent leur envol environ 27 jours après l'éclosion. Au bout de 8 jours, les plumes pointues des rectrices commencent à apparaître et les sourcils viennent à surgir au bout de 9-10 jours.
Les oisillons sont nourris la nuit par leurs parents mais ils deviennent indépendants au bout de 40 jours.
En dépit du soin parental minutieux, les couvées bénéficient d'un taux de réussite assez modeste. Au Mexique, sur 39 œufs éclos, 12 parviennent seulement à l'envol : ("coefficient 32,5%").
Alimentationmode et régime
Selon la plupart des ornithologues, cette espèce marque une nette préférence pour les fleurs, de préférence celles qui ont une couleur écarlate ou rouge.
Elle glane également des insectes d'une grande quantité de fleurs et, en hiver, elle les poursuit dans les airs pour les attraper. Au Guatemala, une des principale plantes qui pousse au début de la saison des nids est la Bidens refracta, de la famille des Asteracées qui sont favorables à la nidification et à l'alimentation. La consommation de parcelles de Penstemons, favorise la résurgence de colibris à la magnifique gorge bleue.Reproduction nidification
Au Guatemala, les mâles deviennent sexuellement actifs aux environs de la fin de la saison des pluies. Les plantes fleurissent juste à la fin de la saison sèche et les corolles s'ouvrent, rendant possible la collecte du nectar.
Les mâles, au nombre de sept individus au maximum, se réunissent pour chanter dans des aires de parades. Les compétiteurs sont assez distants les uns des autre, mais ils sont suffisamment proches pour que leurs chants soient bien entendus. La distance entre 2 emplacements dans le lek est de 18 à 30 mètres et la totalité du dispositif mesure environ 200 mètres.
Chaque chanteur émet un "Tink" qui sonne comme une cloche qui est répété sans cesse mais qui est plus fréquent aux heures matinales. La période de chant des mâles coïncide avec la nidification des femelles. Ces vocalises ont pour but principal de séduire la partenaire mais ce sont également des séries de notes destinées à dissuader les concurrents sur l'ensemble du territoire. Celui-ci sert plutôt de lieu de séduction que de lieu de ressource nourriture. Au Guatemala, ces territoires sont défendus pendant 4 mois, principalement du début de septembre à la fin de l'année. Au Mexique, les chants n'ont pas la même intensité en dehors de la saison de nidification. Ils sont même parfois absents de mars à mai.
Les nids les plus attractifs sont construits dans les chênes. Ces arbres sont sélectionnés en priorité parce que le dessous des feuilles est recouvert par d'un duvet poilu qui peut être enlevé lorsque l'usage n'en est plus nécessaire. Cette couche est produite lorsque les larves de coléoptères ou de galles sont présentes. Les toiles d'araignées sont utilisées pour l'assemblage des différents matériaux végétaux.
Distribution
Il y a officiellement trois sous-espèces :
B. l. borealis - nord du Mexique (Est-Sonora, Ouest-Chihuahua, et du sud du Coahuila au sud-ouest du Tamaulipas) ; rare au sud-ouest des États-Unis (Sud-Est-Arizona).
B. l. leucotis - montagnes du centre et du sud du Mexique (à partir de Durango et de San Luis Potosí jusqu'au Guatemala).
B. l. pygmaea - zones montagneuses du Salvador, Honduras et du nord du Nicaragua.
Menaces - protection
Statut de conservation IUCN
mineure
à l'état sauvage
menacé
évalué
L'espèce n'est pas menacée actuellement. Elle s'accommode bien des lisières de forêt, ce qui la rend moins vulnérable à la déforestation que des espèces purement forestières.
Références utilisées
- All the Birds of North America, American Bird conservancy's Field Guide
- Handbook of the Birds of the World Vol 16, Josep del Hoyo, Andrew Elliott, David Christie
- Hummingsbirds of North America, Paul Johnsgard
- ARKive, Christopher Parsons
- BirdLife International, BirdLife International
- HBW Alive,
- Wikipedia (English version),
- IOC World Bird List (v15.1), Gill, F and D Donsker (Eds). 2025-12-07.
Autres références utiles
- Accipitriformes
- Aegotheliformes
- Ansériformes
- Apodiformes
- Aptérygiformes
- Bucérotiformes
- Caprimulgiformes
- Cariamiformes
- Casuariiformes
- Charadriiformes
- Ciconiiformes
- Coliiformes
- Columbiformes
- Coraciiformes
- Cuculiformes
- Eurypygiformes
- Falconiformes
- Galliformes
- Gaviiformes
- Gruiformes
- Leptosomiformes
- Mesitornithiformes
- Musophagiformes
- Nyctibiiformes
- Opisthocomiformes
- Otidiformes
- Passériformes
- Pélécaniformes
- Phaethontiformes
- Phoenicoptériformes
- Piciformes
- Podargiformes
- Podicipédiformes
- Procellariiformes
- Psittaciformes
- Pterocliformes
- Rhéiformes
- Sphénisciformes
- Steatornithiformes
- Strigiformes
- Struthioniformes
- Suliformes
- Tinamiformes
- Trogoniformes

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